L’ascension du volcan Puracé depuis la ville blanche de Popayan

L’ascension du volcan Puracé depuis la ville blanche de Popayan

Nous avions hâte d’arriver à Popayan pour découvrir la beauté de la ville et surtout pour faire notre premier trek en Colombie : l’ascension du volcan Puracé. Toujours accompagnés de notre accolyte Canadienne Alexandra, nous sommes restés deux jours à Popayan. On vous partage notre expédition…

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Popayan, la ville blanche aux nombreuses églises

Popayan est connue pour son charme colonial et côté pittoresque. La majorité des bâtiments de la ville est doté de murs blancs qui réfléchissent la lumière du soleil. Autre particularité, Popayan compte plus d’églises que d’habitants… On déconne ! C’est ce que nous a dit le chauffeur de taxi en arrivant 😉 Mais il est vrai que la ville compte beaucoup d’églises et que la Semaine Sainte à Popayan, c’est quelque chose…

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Une après-midi à nous perdre dans la petite ville de Popayan

Ce que nous avons aimé à Popayan, ce sont les ruelles tranquilles, la magnifique grande place piétonne et la vue reposante sur la ville depuis El Morro. Nous nous sommes perdus dans la ville à la recherche d’églises. Nous en avons trouvé quelques unes ainsi que des tas de magasins assez sympathiques.

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Quelques églises à Popayan

Nous avons fini la journée sur la petite colline El Morro, accessible à pied depuis le centre-ville. Le lieu est apaisant et vous offre une jolie vue sur Popayan.

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Vue sur Popayan depuis El Morro

La presque ascension du volcan Puracé

Nous étions tous les trois super enthousiastes à l’idée de gravir le volcan du parc national de Puracé. Il s’agissait pour Antoine et moi d’un nouveau challenge car nous n’étions jamais grimpé aussi haut. Le volcan Puracé culmine à près de 4.600 mètres et est réputé pour être souvent couvert à son sommet avec des températures avoisinant 0 degré. Nous appréhendions l’ascension car nous ne connaissions pas nos capacités à nous acclimater à l’altitude. Au final, nous aurions plutôt dû nous inquiéter de la logistique car il faut se l’avouer, aller et revenir du volcan sont une belle mission !

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Plante endémique qu’on ne trouve qu’ici en Colombie. On aurait dit des boules de poil !

Se rendre au Parc National de Puracé

Depuis Popayan, nous avons pris le premier bus en direction de Cruce de la Mina, dans le parc Puracé. Il est 4h du matin et nous marchons un peu avant de prendre un taxi pour nous rendre au terminal de bus. Le bus démarre à 5h et deux heures après, nous voilà arrivés à Cruce de la Mina. Au secours le froid et le vent ! Pas le temps de se plaindre, nous devons monter au camp de base à pied. Ces 30 minutes de gentille montée ont été pour moi (Jenny) une torture. Impossible de trouver mon souffle bien que la pente soit clémente. Je me demande comment je vais tenir le reste de la journée, je me maudis d’avoir arrêter le sport, de fumer en soirée, bref j’envie les autres…

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C’est parti pour 5 heures de souffrance !

Départ du camp de base

Au camp de base, vous pouvez vous restaurer mais surtout vous réchauffer avec une boisson chaude. On nous annonce la couleur tout de suite : l’entrée du parc est de COP$40.000 et le guide est obligatoire (COP$35.000 pour 5 personnes maximum). Nous étions 9 et nous sommes accordés pour prendre deux guides. Au final, nous attendrons plus de 30 minutes l’arrivée de ces derniers… Nous étions frustrés car l’ascension prend en moyenne 4 heures et la descente 3 heures. Et les derniers bus en partance pour Popayan étaient à 16h… Dépêchez-vous please ! Nous partons au final à 8h30.

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Début de l’ascension du volcan Puracé

Dès les premières 15 minutes, deux groupes se forment. Alexandra, Antoine, Pierre et moi-même sommes dans le premier groupe, le plus rapide hehe… Mais à quel prix ! Je souffre, j’ai l’impression que chaque pas me pèse. J’ai la condition physique mais je suis à bout de souffle. Au final, je parviens à trouver mon souffle petit à petit mais l’effort est coûteux et je dois m’arrêter régulièrement. Antoine, quant à lui, vit cela très bien (ça m’énerve ces premiers de la classe en sport…) En tout cas, vu les paysages qui s’affichent devant nous, le jeu en vaut la chandelle !

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Fin prématurée de l’ascension du volcan Puracé, pom pom pom…

Nous grimpons, et grimpons, et nous émerveillons devant les paysages et la flore qui nous entourent. Arrivés à la base militaire désaffectée à 4.000 mètres, notre guide nous apprend que nous ne pourrons pas monter au sommet du volcan. La neige au sommet rend le terrain trop glissant et le vent est bien trop violent pour nous permettre de monter en toute sécurité. Nous monterons jusqu’à un dernier paramo à 4.300 mètres. Je ne vous raconte pas la déception après les efforts que je donnais mais au fond c’était la délivrance…

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Les derniers mètres à gravir étaient très difficiles à cause de vent mais la vue du paramo était wouah !!

Un paramo est un écosystème qui se trouve à 3.600 mètres minimum au dessus du niveau de la mer. La Colombie est le pays qui en comprend le plus au monde.

Pour finir, nous avons pu voir le sommet du volcan Puracé sur lequel luisait quelques patchs de neige.

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La finie équipe à 4.300 mètres : Jenny, Aexandra, notre guide dont j’ai oublié le nom et Antoine

Retour vers Popayan, l’épopée après l’effort

Nous redescendons jusqu’à Cruce de la Mina à vitesse grand V. Notre guide nous affirme que nous pouvons prendre le bus de 13h, sinon ce sera le dernier bus à 15h. Euh… c’était pas 16h ?

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Là j’ai la banane parce que nous redescendons. Délivréééée, libéréééée…!

Arrivés à 13h03, le propriétaire devant “ l’arrêt de bus ” nous dit que le bus n’est pas encore passé, ouf ! Nous attendons gentiment. Pas de bus. 13h45, l’autre groupe nous rejoint et toujours pas de bus. 14h, rien et il fait toujours aussi froid. 15h, le désespoir s’empare de nous quand une vieille jeep arrive. Je l’interpelle et demande au conducteur s’il peut nous amener à Puracé pour que nous prenions un bus pour Popayan. Le chauffeur nous propose mieux que ça : nous ramener directement à Popayan pour COP$12.000 par personne. JACKPOT ! Et c’est tassé à 9 dans une jeep et au bout du rouleau que nous rentrons à Popayan grâce à ce Colombien.

Morale de l’histoire, on sait comment aller au volcan mais on ignore toujours comment en revenir…


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Nos conseils pratiques

A garder en tête avant de gravir le volcan Puracé

  • Vérifiez les conditions climatiques car il est très rare d’avoir une vue dégagée au sommet du volcan Puracé. Cela dit, le trek en vaut quand même la chandelle.
  • Prévoyez de l’eau, un bon petit-déjeuner et déjeuner à emporter. Des encas sucrés vous aideront pour l’énergie et l’eau aide lorsque l’on monte en altitude.
  • Protégez-vous des rayons UV. Le temps était plutôt couvert et j’ai snobé la crème solaire. Je me suis réveillée le lendemain avec le visage rouge pivoine et boursoufflé.
  • Prévoyez des vêtements chauds et des bonnes chaussures de randonnée ou de trail étanches. La gadoue sera de la partie, hein Antoine (qui a pris de belles gamelles) ? Les bâtons de randonnée sont aussi un plus.
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Oui, mes chaussures ont pris cher… et tout mon être aussi !

Assurez-vous d’être en bonne condition physique et prenez votre temps quand vous montez au lieu d’essayer de suivre le rythme des premiers de la classe.

Il y a des sources d’eau chaude au camp de base, prévoyez votre maillot de bain si vous souhaitez en profiter.

Où séjourner à Popayan

La ville blanche est dotée de plusieurs auberges sympathiques mais mieux vaut réserver. Nous souhaitions séjourner à l’auberge de jeunesse XXX située sur la grande place mais celle-ci était complète. Elle avait pourtant l’air bien chouette. Nous nous sommes alors tournés vers ArteHostel qui est tout près el Morro. Nous avons adoré l’endroit : le cadre, le staff, l’ambiance et les autres voyageurs. Le prix était très raisonnable : COP$25.000 par personne par nuit en dortoir de 4 personnes.

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AreteHostel à Popayan

Où manger à Popayan

Restaurant Mey Chow

Juste à côté del ArteHostel se trouve un restaurant asiatique, le Mey Chow. Nous étions aux anges ! Le restaurant propose pas mal de nourriture végétarienne. Nous avons partagé à 3 un repas pour 2 personnes normalement et composé de trois mets pour COP$24.000. Le repas était délicieux et copieux.

Restaurant El Gourmet

Non loin de chez nous, le restaurant El Gourmet propose el almuerzo (déjeuner) traditionnel à COP$8.000. Copieux comme il se doit, vous choisissez votre viande et votre accompagnement.

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Budget pour notre séjour à Popayan

On ne vous le cache pas, nous avons trouvé l’expédition un peu onéreuse mais cela en valait la peine. Au total, pour une personne le coût de cette activité revient à COP$103,750 (30 euros).

  • Taxi de notre auberge au terminal de bus : COP$4.000 (COP$12.000 divisé par 3 personnes)
  • Bus de Popayan à Cruce de la Mina : COP$17.000
  • Boisson chaude au camp de base : COP$3.000
  • Entrée du parc national : COP$40.000
  • Guide pour le trek : COP$8.750 (COP$35.000 divisé par 4 personnes)
  • Jeep retour pour Popayan : COP$12.000
  • Courses pour petit-déjeuner et sandwich : COP$19.000

Voilà pour notre première ascension jusqu’à 4.300 mètres et notre premier paramo. Et c’est à Popayan que nous nous sommes dit que nous étions légèrement sous-équipés pour les randonnées en Amérique du Sud… En attendant, direction Salento pour visiter la vallée de Cocora et ses palmiers de cire.


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